Interview Moniteur de Conduite

Bonjour,

Interview d’un moniteur de conduite : André T.

Quel a été votre parcours professionnel ?

Pendant plus de 15 ans, j’ai travaillé dans un bureau d’aide social dans la région de Montréal. Âpres plusieurs années a l’emploi du gouvernement, les taches de mon emploi étais de moins en moins motivante.  En toute honnêteté je n’étais pas heureux.  Par pure hasard, sur mon heure de lunch j’ai ouvert le journal de Montréal et j’ai aperçu une annonce classée au sujet d’une ecole qui recherchait un moniteur de conduite. J’ai découpé l’annonce et je me suis présenté à l’école de conduite en question et c’est alors qu’une nouvelle carrière débutait.

Quels sont les qualités indispensables pour être un bon moniteur de conduite?

Il faut être patient et compréhensif. Les jeunes n’ont pas tous le même parcourt et ne sont pas équitablement exposé a la conduite automobile. Ex : un jeune qui voit son père et sa mère conduire depuis plusieurs années et qui prend place a l’avant du véhicule pendant plusieurs années aura une perception, compréhension et anticipation différente  compare ment a celle d’un futur conducteur dont ses parents ne possède pas de voiture… Nous devons rester à l’écoute de tous nos élèves, afin de mieux les connaître et cerner les difficultés qu’ils peuvent rencontrer sur la route. Notre profession demande également des efforts de concentration, car nous ne pouvons nous relâcher pendant toute la durée d’une leçon de conduite. Être moniteur de conduite, c’est avant tout être un enseignant,  nous devons être pédagogue et ne jamais oublier que nous sommes une entreprise de service et que c’est l’élève qui paye et ont doit les aider au meilleur de nos connaissance. Il faut souvent avoir une oreille attentive et quelques qualités de psychologue.

Comment s’assurer qu’une école de conduite offrira des services professionnels ?

Les écoles de conduite professionnels doivent avoir une certification. Les organismes responsables de la formation sont AECQ Association des écoles de conduite du Québec et AQTR Association Québécoise du transport et des routes. Les moniteurs de conduite sont évalués de façon régulière et sont également suivies au niveau de notre pédagogie, pour éviter les abus. C’est d’ailleurs grâce à ces contrôles qu’un nombre important d’auto-école a dû fermer ses portes.

Recommandez-vous ce métier?

Tout a fait, si vous êtes a la recherche d’un défit, en voila un de taille. Si vous avez les qualités requises je vous souhaite du fond du cœur de foncer et de sortir des sentiers battus.

André T.

 

2eme Interview: M. Christian

Comme il nous l’explique, pour lui, les journées se suivent mais ne se ressemblent pas. « Il existe plusieurs manières d’apprendre et aucun n’élève n’est pareil. Il y a toujours une part d’improvisation. Les élèves sont de milieux, d’âges, de cultures et de caractères différents. Je dois m’adapter à chacun et trouver la meilleure manière d’enseigner. Par exemple, un jeune de 16 ans est généralement plus attentif qu’une personne plus âgée. Il faut parfois convaincre les parents du bien fondé de notre instruction et surtout les poussés a s’impliquer avec leurs enfants.

En fonction de la sensibilité de chacun, j’adapte mon discours et ma méthode. Certains ont besoin d’être bousculés alors que d’autres ont besoin d’être rassurés ou ménagés. Il faut donc toujours trouver l’équilibre entre diplomatie et fermeté. Il faut aussi toujours être sûr de soi pour imposer ce que l’on veut faire. Dans la voiture, il arrive que les élèves se confient à moi, je les écoute tout en gardant quelques distances. »

Le suivi des élèves se fait aussi lors des cours de conduite. « Chaque élève a un dossier dans lequel sont consignés ses progrès. Cela permet de faire le lien lorsque l’élève change de moniteur. On note ce qui est acquis, ce qui est à revoir… A chaque cours, je fixe un objectif que je présente à l’élève comme, par exemple, apprendre à s’insérer dans une circulation rapide. En fin de parcours, je fais le bilan avec l’élève et je remplis sa fiche de suivi. »

Aujourd’hui, le moniteur de conduite a également une importante mission : sensibiliser les futurs conducteurs à la sécurité routière. « En temps que moniteur, j’enseigne aux élèves la technique de la conduite : comment s’installer au volant, comment démarrer, tenir le volant, changer de vitesse, se placer sur la route, accélérer… Mais ce n’est pas tout. Je fais de la prévention en enseignant comment devenir un bon conducteur. Bien conduire ne se limite pas à la voiture, il faut aussi
prendre en compte d’autres paramètres. C’est pourquoi, j’informe sur l’alcool au volant, les accidents de la route, la fatigue, la vitesse, la vigilance…Il faut que l’élève prenne consciences des dangers. »

Ce travail de responsabilisation est effectué avec les futurs conducteurs, mais aussi avec des personnes possédant déjà le permis et qui ont besoin d’une piqûre de rappel. « Les personnes, une fois le permis en poche, prennent de mauvaises habitudes ou ne se souviennent pas forcément de tout ce qui leur a été enseigné, sans parler des évolutions du code de la route.

Pour devenir moniteur de conduite, il est indispensable d’être pédagogue. « Les élèves sont en phase d’apprentissage, il faut donc beaucoup se répéter. D’une leçon sur l’autre, je reviens au point abordé la dernière fois pour voir s’il a bien été assimilé. Si ce n’est pas le cas, je reviens dessus et je réexplique. Je dois aussi être capable d’intéresser quelqu’un que ça n’intéresse pas, ce qui n’est pas évident.»

Il faut également bien supporter les situations stressantes.

« Je dois prévoir le comportement de l’élève et toujours essayer de deviner ce qui peut se passer. Par exemple, certains confondent la gauche de la droite ou ne tiennent pas leur trajectoire sur la route, il m’est d’ailleurs déjà arrivé de me retrouver à gauche ! Les comportements des autres conducteurs sont également stressants, ils se montrent parfois impatients, nerveux ou agressifs. Dans toutes les situations, je dois garder mon sang froid ce qui n’est pas toujours facile. Il y a forcément des moments de frayeur. A mes débuts, comme tous les moniteurs, j’en rêvais même la nuit. »

Un bon moniteur doit se montrer très patient, il a affaire à des personnes en phase d’apprentissage. « Les élèves ne sont pas toujours faciles. Ils sont de plus en plus pressés d’avoir leur permis et remettent parfois en cause le moniteur.

Le métier de moniteur de conduite est contraignant surtout à cause des horaires. Un moniteur peut enchaîner en effet plusieurs heures de conduite à la suite de 8h à 19h. « Il faut toujours être disponible. Nous sommes dépendants des horaires des clients. Par contre, nous bénéficions d’une grande autonomie. C’est un avantage du métier. Une fois en voiture, c’est nous qui fixons les objectifs et qui décidons de ce qu’on va faire avec l’élève. »

Je vous recommande l’emploi c’est une passion pour moi!

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